Syndrome croisé supérieur

La position assise prolongée et le travail toujours vers l’avant nous font développer certaines adaptations. Celles-ci sont principalement d’ordre posturales. Voyons ce qu’est le syndrome croisé supérieur.

Dans l’image ci-contre, nous pouvons remarquer la fameuse courbure thoracique haute, la rotation interne des épaules et la protraction cervicale. Dans cette posture d’adaptation, la musculature du corps doit faire un effort constant pour soutenir la tête et le thorax contrairement à un minimum de tonus des muscles posturaux comme il se doit.

Une posture adéquate demanderait en effet un minimum de tonus des muscles fléchisseurs du cou, extenseurs thoraciques hauts et rétracteurs d’omoplates, tous des muscles posturaux. Par contre, la posture opposée amène un manque de souplesse des « gros » muscles puisqu’ils sont ici en position raccourcie de façon prolongée. On parle alors des muscles qui amènent les épaules et la tête vers l’avant.

Maintenant pourquoi parlons-nous d’un syndrome « croisé » supérieur ou « Upper Crossed Syndrome »? Sur l’image qui suit, on peut remarquer que le lien entre les muscles inhibés et raides se fait en croisé. Donc les muscles qui sont courts ordonnent aux muscles opposés de  moins travailler, ce qui favorisent cette posture et une diminution de la mobilité.

Quels sont les symptômes typiquement associés à cette posture? On peut penser aux maux de tête, aux tensions à la base du cou ou au syndrome de défilé thoracique.Vous avez sûrement déjà entendu un de vos proches se plaindre de tensions ou de maux de tête suite à de longues heures passées au bureau ou à étudier. Il est très probable que ce soit à cause de ce syndrome.

Que fait on maintenant pour récupérer des ces maux? Il est possible de traiter les « victimes », i.e. la tension, les maux de tête, ou les « coupables », i.e. les muscles raides et le manque de support des muscles posturaux inhibés. Pourquoi ne pas considérer se départir des deux? Il ne suffit pas de les traiter de façon isolée mais bien de les considérer comme interdépendants et de chercher une réadaptation fonctionnelle de l’ensemble.

Votre physiothérapeute est une ressource essentielle pour vous permettre de vous sortir de cette posture et ainsi de vous départir des fameuses tensions et maux de tête liés aux longues heures de travail.